Prévoyance profession libérale : ce que votre caisse verse au 91e jour

  • 20 septembre 2026
  • Thomas Deguilhaume
  • 21 min read

Publié le ·Mis à jour le

L’essentiel à retenir : Prévoyance profession libérale

en profession libérale, la CPAM verse du 4e au 90e jour d’arrêt au plus 197,51 € par jour en 2026. Ensuite, votre caisse décide : 55,44 € à la CARPIMKO, 65,84 € à la CARMF, rien du tout à la CIPAV ou à la CAVP. Une prévoyance profession libérale se calibre donc sur deux périodes, avant et après le 91e jour, avec des cotisations déductibles jusqu’à 11 534,40 € par an en loi Madelin. Ce guide donne les montants caisse par caisse, la méthode de calcul et les prix observés par notre cabinet à Rennes. Demandez votre étude gratuite.
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Question 1 sur 3

Qui verse les indemnités journalières d'un professionnel libéral du 4e au 90e jour d'arrêt ?

En tant que professionnel libéral, vous cotisez à deux régimes qui ne se parlent pas : la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) pour les premiers mois d’arrêt, votre caisse de retraite pour la suite. Chacun applique sa formule, aucun ne connaît vos charges. Le loyer du cabinet, le salaire de la secrétaire, le crédit du matériel et l’URSSAF continuent de tomber. La question utile n’est pas « ai-je besoin d’une prévoyance », mais « combien me manquera-t-il, et à partir de quel jour ».

Que verserait votre caisse au 91e jour d’arrêt ?

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Prévoyance profession libérale : 90 jours de CPAM, puis votre caisse

Un professionnel libéral en arrêt de travail perçoit de la CPAM, du 4e au 90e jour, 1/730e de son revenu annuel moyen. Plafond 2026 : 197,51 € bruts par jour. À partir du 91e jour, la CPAM se retire et la caisse de retraite prend, ou ne prend pas, le relais. C’est là que les situations divergent d’un métier à l’autre, et c’est là que la prévoyance profession libérale se joue.

Définition : prévoyance profession libérale

Contrat d’assurance individuel qui verse un revenu de remplacement au professionnel libéral (médecin, infirmier, kinésithérapeute, dentiste, pharmacien, avocat, architecte, expert-comptable, consultant) en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Il complète les indemnités journalières de l’Assurance maladie, versées depuis le 1er juillet 2021, et les prestations de la caisse professionnelle. Le revenu retenu par la CPAM est plafonné à trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 144 180 € en 2026.

Le tableau ci-dessous résume ce que touche un libéral au 91e jour selon sa caisse. Les montants sont ceux de 2026, tels que nous les détaillons dans nos pages par métier.

CaisseMétiersJours 4 à 90À partir du 91e jour
CARMFMédecins libérauxCPAM, plafond 197,51 €/jourRien pendant 90 jours, puis 65,84 € par jour si le revenu est inférieur à 48 060 €, davantage au-delà selon la classe
CARPIMKOInfirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes, pédicures-podologuesCPAM, plafond 197,51 €/jour55,44 € par jour quel que soit le revenu, jusqu’à la fin de la 3e année ; rente d’invalidité en 4e année seulement
CARCDSFChirurgiens-dentistes, sages-femmesCPAM, plafond 197,51 €/jour113,22 € par jour pour un dentiste, 49,70 € pour une sage-femme, versement coupé dès la reprise même partielle
CAVPPharmaciensCPAM, plafond 197,51 €/jourAucune indemnité journalière ; seule une allocation d’invalidité de 16 872 € par an, conditionnée à la radiation de l’Ordre
CNBFAvocatsCPAM, plafond 197,51 €/jourForfait de 90 € par jour, déconnecté du revenu réel
CIPAVArchitectes, ingénieurs-conseils, consultants, psychologues, ostéopathesCPAM, plafond 197,51 €/jourRien. Aucune indemnité journalière de la caisse, seulement une rente d’invalidité
CAVECExperts-comptables, commissaires aux comptesCPAM, plafond 197,51 €/jourIndemnité forfaitaire selon la classe de cotisation, après 90 jours

Sources : Assurance maladie, montants au 1er janvier 2026 ; CARPIMKO et CARMF, barèmes 2026 ; pages par métier du cabinet pour les autres caisses.

Deux lectures de ce tableau. Un médecin ou un avocat à hauts revenus est bien couvert par la CPAM les trois premiers mois, puis chute brutalement. Un kinésithérapeute ou une infirmière, dont le revenu dépasse rarement le plafond, touche moins de la CPAM et presque rien ensuite. Les deux ont besoin d’une prévoyance profession libérale, mais pas de la même.

« Votre indemnité journalière ne pourra pas excéder le montant maximum de 197,51 € bruts fixé au 1er janvier 2026. »

Assurance maladie, page « Arrêt de travail pour maladie ou accident : les indemnités journalières du professionnel libéral », 2026.

Attention aux douze premiers mois d’installation

La CPAM exige au moins douze mois d’affiliation continue avant de verser la moindre indemnité, et calcule sur le revenu moyen des trois dernières années civiles. Un libéral installé depuis dix-huit mois avec une première année faible touche une indemnité sans rapport avec son activité actuelle. Le jeune installé est le plus exposé, au moment où il a le moins d’épargne.

Le trou de revenu d’un libéral se calcule en deux temps

Pour calibrer une prévoyance profession libérale, tout part du trou de revenu : l’écart entre vos charges mensuelles et ce que les régimes obligatoires vous verseraient. Pour un libéral, il faut le calculer deux fois : une fois pour les jours 4 à 90, une fois pour la suite. Les deux résultats sont souvent très différents, et le contrat doit couvrir les deux.

La méthode en quatre étapes
  • Additionnez vos charges incompressibles : personnelles (loyer ou crédit, alimentation, énergie, scolarité) et professionnelles (loyer du cabinet, salaires, leasing, cotisations URSSAF et caisse calculées sur l’année précédente).
  • Calculez l’indemnité CPAM : revenu moyen des trois dernières années divisé par 730, plafonné à 197,51 €, multiplié par 30.
  • Calculez ce que verse votre caisse au 91e jour avec le tableau ci-dessus, multiplié par 30.
  • Soustrayez deux fois. Le premier écart fixe l’indemnité à souscrire avec une franchise courte ; le second, l’indemnité à partir du 91e jour.

Exemple avec un architecte installé à Rennes, 60 000 € de bénéfice annuel, 5 000 € de revenu mensuel. Charges personnelles et professionnelles : 4 300 € par mois. Indemnité CPAM : 60 000 divisés par 730, soit 82,19 € par jour, 2 466 € par mois. Premier trou : 1 834 €. À partir du 91e jour, la CIPAV ne verse rien. Second trou : 4 300 €. Sur un arrêt de six mois, il lui manque 5 502 € pour les trois premiers mois, puis 12 900 € pour les trois suivants. Total : 18 402 €.

« L’indemnité journalière que vous recevrez pendant votre arrêt de travail est égale à 1/730e de votre revenu d’activité annuel moyen (Raam). »

Assurance maladie, page « Arrêt de travail pour maladie ou accident : les indemnités journalières du professionnel libéral », 2026.

Même exercice pour une infirmière libérale à 45 000 € de revenu : CPAM 61,64 € par jour, puis CARPIMKO 55,44 €. L’écart est plus faible mais il dure, et sa rente d’invalidité n’arrive qu’en quatrième année. Ce calcul prend vingt minutes. C’est la première chose que nous faisons au cabinet, avant de parler d’assureur.

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Les quatre garanties d’un contrat de prévoyance profession libérale

Un contrat de prévoyance profession libérale repose sur quatre garanties. Les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, la rente d’invalidité, le capital ou les rentes en cas de décès, et la prise en charge des frais généraux du cabinet. Les deux premières protègent votre revenu, la troisième votre famille, la quatrième votre outil de travail et sa valeur de revente.

Les indemnités journalières

Somme fixe versée par jour d’arrêt, après la franchise choisie, jusqu’à 1 095 jours dans les bons contrats. Pour un libéral, le point à vérifier est le mi-temps thérapeutique : les contrats sérieux maintiennent une indemnité réduite pendant la reprise progressive, ce que la CARCDSF, par exemple, ne fait pas.

La rente d’invalidité

Elle prend le relais quand l’incapacité devient durable et se verse jusqu’à la retraite. Le montant dépend du taux retenu et du barème appliqué. Pour un métier manuel ou de précision, chirurgien, dentiste, kinésithérapeute, c’est la garantie qui fait la différence entre deux contrats au même prix.

Le capital décès et les rentes familiales

Capital versé aux bénéficiaires hors succession, exprimé en euros ou en multiple du revenu, deux à quatre années dans les cas courants. La rente éducation finance les études des enfants, la rente de conjoint compense la perte durable de revenu du foyer. Les capitaux décès des caisses libérales restent modestes ; ils ne remplacent pas un capital privé.

Les frais généraux du cabinet

Cette garantie rembourse les charges fixes de la structure pendant l’arrêt : loyer, salaires, crédit-bail du matériel, logiciels, honoraires du comptable. Certains contrats ajoutent les honoraires d’un remplaçant. Un cabinet médical ou dentaire avec du personnel ne devrait pas s’en passer. Un consultant seul, sans local, peut souvent l’écarter.

Prévoyance profession libérale : un avocat seul dans son cabinet, dossiers fermés, pendant un arrêt de travail

Franchise : caler le contrat sur le 91e jour, ou pas

La franchise est le nombre de jours d’arrêt avant le premier versement du contrat. Pour un libéral, le choix se fait en regardant deux chiffres : ce que la CPAM couvre de votre revenu pendant 90 jours, et ce que votre caisse verse ensuite. Un contrat à franchise de 90 jours coûte deux fois moins cher qu’un contrat à 15 jours, mais il n’a de sens que si les trois premiers mois sont réellement couverts.

ProfilCouverture CPAM jours 4 à 90Franchise conseilléePourquoi
Médecin, avocat ou dentiste au revenu supérieur à 6 000 €/mois, avec 3 mois d’épargnePartielle : 5 925 € par mois au plafond90 jours en maladie, 3 jours en accidentLa CPAM couvre l’essentiel des trois premiers mois ; l’effort se concentre sur le 91e jour, où la chute est la plus forte
Kinésithérapeute, infirmier, sage-femme au revenu de 3 000 à 5 000 €/moisProche du revenu réel mais sans marge15 ou 30 jours en maladie, 0 jour en accidentPeu d’épargne, charges immédiates, et une caisse qui verse moins de 60 € par jour ensuite
Architecte, consultant, ostéopathe affilié CIPAVPartielle30 jours en maladie, avec une indemnité renforcée dès le 91e jourLa caisse ne verse rien : le contrat porte 100 % du revenu à partir du quatrième mois
Pharmacien titulaire avec salariésPartielle30 jours, plus frais généraux dès le 1er jourLa CAVP n’a aucun relais ; l’officine continue de payer ses salaires

Source : grille de calibrage utilisée par le cabinet Monsieur Courtier, barèmes CPAM et caisses 2026.

Le conseil de Monsieur Courtier

Les contrats permettent presque toujours deux franchises différentes, une pour la maladie et une pour l’accident ou l’hospitalisation. Prenez la plus longue en maladie si votre trésorerie le permet, et la plus courte possible en accident. Pour les professions de santé, nous détaillons caisse par caisse ce calibrage dans notre dossier sur la protection sociale des professionnels de santé libéraux.

Les clauses qui décident de la qualité du contrat

Deux contrats affichés au même prix peuvent verser du simple au double lors d’un sinistre. La différence tient à cinq clauses, rarement mises en avant dans les plaquettes et toujours présentes dans les conditions générales.

ClauseCe qu’il faut viserLe piège
Barème d’invaliditéBarème professionnel, qui mesure l’incapacité à exercer votre métierBarème fonctionnel : un chirurgien qui perd deux doigts peut n’être reconnu qu’à 15 %, sous le seuil de déclenchement
Seuil de déclenchementRente versée dès 15 ou 33 % d’invalidité, pleine à 66 %Rente uniquement au-delà de 66 %, ce qui exclut la majorité des invalidités partielles
Mode d’indemnisationForfaitaire : le montant fixé à la souscription est versé quel que soit le revenu au moment du sinistreIndemnitaire : l’assureur réclame vos déclarations 2035 et réduit l’indemnité si le BNC a baissé
ExclusionsAffections du dos et troubles psychiques couverts, au moins avec hospitalisation, et rachat possibleExclusion pure des affections disco-vertébrales et des états dépressifs, deux premières causes d’arrêt long chez les soignants
RevalorisationIndemnités et rentes indexées pendant le serviceMontants figés : une rente de 2 000 € souscrite à 35 ans vaut beaucoup moins à 60 ans

Source : grilles d’analyse des conditions générales utilisées par le cabinet Monsieur Courtier, contrats relus en 2026.

Voilà l’opinion du cabinet : pour un libéral qui travaille de ses mains, le barème professionnel n’est pas une option, c’est la clause qui justifie le contrat. Un dentiste couvert en barème fonctionnel paie une prévoyance qui ne le protège pas du risque le plus probable de sa carrière.

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Combien coûte une prévoyance profession libérale

Une prévoyance profession libérale couvrant 4 000 € de revenu mensuel et 150 000 € de capital décès coûte entre 55 et 90 € par mois à 35 ans. C’est le tarif avec une franchise de 90 jours. Comptez 90 à 150 € à 45 ans, et 150 à 240 € à 55 ans, sur les devis que nous relevons en 2026. Le prix dépend de l’âge, du montant garanti, de la franchise, de la classe de risque du métier et du questionnaire de santé.

ProfilGarantiesFranchise maladieCotisation mensuelle observée
Kinésithérapeute, 35 ans3 500 €/mois, invalidité barème pro, capital 120 000 €15 jours60 à 95 €
Architecte, 38 ans, sans salarié3 000 €/mois dès le 31e jour, 5 000 €/mois dès le 91e, capital 150 000 €30 jours65 à 100 €
Médecin généraliste, 42 ans6 000 €/mois dès le 91e jour, capital 250 000 €, rente éducation90 jours90 à 140 €
Avocate, 47 ans, deux collaborateurs5 000 €/mois, frais généraux 3 000 €/mois, capital 200 000 €30 jours150 à 230 €

Fourchettes indicatives relevées sur les devis établis par le cabinet en Ille-et-Vilaine, premier semestre 2026. Le tarif définitif dépend du questionnaire de santé.

Deux remarques. Le médecin paie moins que la kinésithérapeute malgré un revenu garanti double : la franchise de 90 jours pèse plus que le montant. Et l’âge compte deux fois, par la cotisation et par le questionnaire médical. Une lombalgie déclarée à 48 ans sera exclue, la même souscription à 35 ans l’aurait couverte.

Loi Madelin : la déduction en chiffres

La loi Madelin permet à un libéral imposé au réel (déclaration 2035) de déduire ses cotisations de prévoyance de son bénéfice non commercial. La limite : 3,75 % du bénéfice augmentés de 7 % du PASS, sans dépasser 3 % de huit PASS. En 2026, cela donne un plancher de 3 364,20 € et un plafond de 11 534,40 €, enveloppe commune avec la mutuelle Madelin, distincte de celle de la retraite.

Bénéfice annuel (BNC)Plafond de déduction prévoyance + mutuelleÉconomie d’impôt à une tranche de 30 %
40 000 €4 864,20 €1 459 €
60 000 €5 614,20 €1 684 €
80 000 €6 364,20 €1 909 €
100 000 €7 114,20 €2 134 €
220 000 € et plus11 534,40 € (plafond)3 460 €

Source : article 154 bis du Code général des impôts ; calcul 3,75 % du bénéfice + 7 % du PASS 2026 (48 060 €), plafonné à 3 % de 8 PASS.

Les conditions à respecter

Être imposé au régime réel en BNC, être à jour de ses cotisations obligatoires, et souscrire un contrat portant la mention Madelin. En contrepartie, les indemnités et rentes perçues sont imposables. Point souvent oublié : les cotisations déduites du bénéfice sont réintégrées dans l’assiette des cotisations sociales. L’avantage porte sur l’impôt, pas sur l’URSSAF. Le détail et un simulateur figurent dans notre article sur le plafond Madelin 2026.

Cas pratique

La situation. Marc, 44 ans, ostéopathe installé à Cesson-Sévigné, affilié à la CIPAV, 52 000 € de bénéfice annuel, un local loué 750 € par mois. Il n’a jamais souscrit de prévoyance, persuadé que « la Sécu et la caisse » couvraient l’essentiel.

Le sinistre. Une rupture du tendon d’Achille, cinq mois sans pouvoir manipuler. La CPAM lui verse 71,23 € par jour du 4e au 90e jour, soit 6 197 € au total. Du 91e au 150e jour : zéro, la CIPAV n’a pas d’indemnité journalière. Sur cinq mois, il encaisse 6 197 € contre 21 667 € de revenu habituel, et le loyer du cabinet court.

Le dénouement. Il puise 12 000 € dans son épargne et reporte son crédit immobilier. Un contrat à 75 € par mois, franchise 30 jours, 120 € par jour, aurait versé 14 400 € sur la période et remboursé le loyer au titre des frais généraux. Il a souscrit à la reprise, avec une exclusion sur le tendon opéré.

Souscrire à Rennes : la méthode du cabinet

Souscrire une prévoyance profession libérale prend deux à trois semaines entre le premier échange et la prise d’effet, le questionnaire médical étant l’étape la plus longue. Voici comment nous procédons au cabinet, installé à La Mézière au nord de Rennes, pour les libéraux d’Ille-et-Vilaine et de toute la Bretagne.

Premier rendez-vous, trente minutes, en visio ou au bureau. Nous établissons les deux trous de revenu, avant et après le 91e jour, à partir de votre dernière déclaration 2035 et de vos charges. Nous fixons trois paramètres : l’indemnité journalière sur chaque période, la franchise et le capital décès. Puis nous interrogeons plusieurs compagnies sur ce cahier des charges unique, ce qui rend les devis comparables ligne à ligne.

Courtier en prévoyance profession libérale à Rennes commentant un tableau de garanties avec une médecin

Second rendez-vous : lecture commentée de deux ou trois propositions. Nous pointons le barème d’invalidité, le seuil de déclenchement, les exclusions et la revalorisation. Vous choisissez. Nous montons le dossier, questionnaire de santé compris, et suivons la décision de l’assureur. En cas de surprime ou d’exclusion, nous négocions ou changeons de compagnie : les politiques médicales varient beaucoup d’un assureur à l’autre.

Dernier point : un contrat se relit tous les trois ans, et à chaque changement de revenu, de statut ou de situation familiale. Le BNC d’un libéral évolue vite les cinq premières années. Un contrat calibré à l’installation sur 2 500 € par mois ne protège plus le même cabinet à 6 000 €.

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  • Calcul des deux trous de revenu sur vos chiffres réels, barèmes 2026
  • Comparaison de plusieurs compagnies sur un cahier des charges unique
  • Relecture des conditions générales, barème et exclusions en premier
  • Suivi du questionnaire médical et révision du contrat dans le temps

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Questions fréquentes

Quel est le plafond des indemnités journalières d’une profession libérale en 2026 ?

197,51 € bruts par jour, versés par la CPAM du 4e au 90e jour d’arrêt. L’indemnité vaut 1/730e du revenu annuel moyen des trois dernières années, ce revenu étant plafonné à trois fois le PASS, soit 144 180 € en 2026. Au-delà du 90e jour, la caisse professionnelle applique son propre barème, souvent bien plus bas.

Que verse ma caisse après 90 jours d’arrêt ?

Cela dépend entièrement de la caisse. La CARPIMKO verse 55,44 € par jour, la CARMF 65,84 € pour un revenu inférieur à 48 060 €, la CARCDSF 113,22 € à un dentiste, la CNBF un forfait de 90 €. La CIPAV et la CAVP ne versent aucune indemnité journalière. C’est ce montant, et non celui de la CPAM, qui détermine le besoin de prévoyance à partir du quatrième mois.

La prévoyance profession libérale est-elle obligatoire ?

Non. Aucun texte ne l’impose au professionnel libéral pour lui-même, contrairement aux salariés d’un cabinet couverts par leur convention collective. Certains ordres la recommandent, aucun ne la contrôle. Le libéral qui ne souscrit rien reste sur la CPAM pendant 90 jours, puis sur sa caisse.

Franchise de 90 jours ou de 15 jours, laquelle choisir ?

Une franchise de 90 jours en maladie convient au libéral dont la CPAM couvre l’essentiel du revenu pendant trois mois et qui dispose d’une épargne équivalente. Elle divise la cotisation par deux environ. Une franchise de 15 ou 30 jours s’impose quand le revenu dépasse le plafond CPAM de loin, quand la trésorerie est faible, ou quand la caisse ne verse rien ensuite. Dans tous les cas, prenez la franchise la plus courte en accident.

Combien coûte une prévoyance profession libérale par mois ?

Entre 55 et 90 € par mois à 35 ans pour couvrir 4 000 € de revenu avec une franchise de 90 jours et un capital décès de 150 000 €. Ce sont les devis relevés par le cabinet en 2026. Comptez 90 à 150 € à 45 ans et 150 à 240 € à 55 ans. Une franchise courte, un métier manuel ou une garantie frais généraux augmentent la cotisation ; la déduction Madelin en efface une partie.

Le burn-out et les problèmes de dos sont-ils couverts ?

Pas toujours. Beaucoup de contrats excluent ou limitent les affections psychiques et les pathologies disco-vertébrales, parfois en exigeant une hospitalisation. Ce sont pourtant les deux premières causes d’arrêt long chez les soignants et les avocats. Vérifiez la clause avant le prix, et demandez le rachat de ces exclusions quand il existe.

Que déduire au titre de la loi Madelin ?

Les cotisations de prévoyance et de mutuelle, dans la limite de 3,75 % du bénéfice plus 7 % du PASS, plafonnée à 3 % de huit PASS, soit 11 534,40 € en 2026. Il faut être imposé au réel en BNC et à jour de ses cotisations. Les prestations perçues deviennent imposables et les cotisations déduites sont réintégrées dans l’assiette sociale.

Thomas Deguilhaume, courtier en assurances de personnes à Rennes, spécialiste mutuelle et prévoyance
Thomas Deguilhaume

Courtier en assurances de personnes : mutuelle, prévoyance et protection sociale

Associé gérant du cabinet Monsieur Courtier à Rennes et La Mézière, Thomas accompagne les indépendants, dirigeants et professions libérales dans la construction de leur protection sociale. Son approche multi-compagnies et indépendante repose sur un calcul préalable du besoin, puis une comparaison des contrats clause par clause. Cabinet inscrit à l’ORIAS sous le n° 24005258.