Un loyer ne tombe pas à la date prévue. La pire réaction serait d’attendre. Plus un impayé s’installe, plus la dette grossit et plus la procédure s’allonge. En tant que bailleur, votre responsabilité est d’agir tôt et dans les règles fixées par la loi du 6 juillet 1989. Voici la marche à suivre, étape par étape.
Réagir dès le premier retard
Commencez par un simple contact : un appel ou un courriel peut suffire si le retard vient d’un oubli ou d’une difficulté passagère. Si le paiement ne suit pas, envoyez une lettre de relance, puis une mise en demeure en recommandé. Conservez chaque preuve écrite : elle servira si la procédure se poursuit. La marche à suivre détaillée est rappelée sur service-public.fr.
Si vous êtes couvert par une garantie loyer impayé, déclarez le sinistre à l’assureur dans les délais prévus au contrat. Tarder à déclarer peut réduire votre indemnisation.

La procédure étape par étape
Si l’amiable échoue, la procédure judiciaire s’enclenche, généralement dans cet ordre. Elle suppose l’intervention d’un commissaire de justice (ex-huissier).
- Commandement de payer par commissaire de justice, visant la clause résolutoire du bail.
- Délai de deux mois laissé au locataire pour régulariser.
- Assignation devant le juge des contentieux de la protection.
- Jugement constatant la résiliation et ordonnant l’expulsion.
- Commandement de quitter les lieux, puis expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire.
Aucune expulsion ne peut être exécutée pendant la trêve hivernale (généralement du 1er novembre au 31 mars), ce qui peut allonger significativement la durée totale de la procédure. Les règles précises figurent sur service-public.fr.
Comment la GLI vous indemnise
Avec une garantie loyer impayé, vous n’avancez pas seul ce long parcours. Après le délai de constatation prévu au contrat, l’assureur rembourse les loyers impayés, souvent sans limite de durée jusqu’à la récupération du bien, et prend en charge les frais de procédure (commissaire de justice, avocat). Les dégradations constatées au départ du locataire sont également couvertes, au-delà du dépôt de garantie.
La situation. Sophie constate un premier impayé en décembre et déclare aussitôt le sinistre à son assureur GLI.
La procédure. Commandement de payer en janvier, assignation au printemps, jugement d’expulsion à l’automne, retardé par la trêve hivernale.
Le dénouement. Pendant les 14 mois de procédure, la GLI lui verse chaque mois l’équivalent du loyer et règle les frais d’huissier et d’avocat.
Aides et accompagnement du locataire en difficulté
Un impayé cache souvent une difficulté passagère. Orienter votre locataire vers les bons dispositifs accélère parfois la régularisation et évite la procédure. Plusieurs aides existent, recensées notamment par l’ANIL et son réseau d’agences départementales (ADIL).
- FSL (Fonds de solidarité pour le logement) : aide départementale au paiement des dettes locatives, sous conditions de ressources.
- CCAPEX : commission de coordination des actions de prévention des expulsions, qui peut être saisie en amont.
- Aides au logement : un dossier Action Logement ou CAF peut soulager la trésorerie du locataire.
- ADIL : conseil juridique gratuit, pour le bailleur comme pour le locataire.

Combien de temps dure une procédure
Entre la première relance et la récupération effective du logement, comptez en moyenne 18 à 24 mois, parfois davantage selon l’encombrement des tribunaux et la trêve hivernale. C’est précisément cette durée qui rend l’impayé si coûteux pour un bailleur non assuré, et qui fait toute la valeur d’une GLI sans plafond de durée. Mieux vaut donc prévenir que guérir : sécuriser chaque nouvelle location dès la signature du bail.
- Agir vite : relance, mise en demeure, puis commandement de payer.
- Déclarer le sinistre à l’assureur GLI dans les délais du contrat.
- Orienter le locataire vers le FSL, la CCAPEX, l’ADIL.
- Procédure longue : 18 à 24 mois en moyenne, trêve hivernale incluse.
- La GLI rembourse les loyers et les frais pendant toute la durée.
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Obtenir mon étude gratuiteQuestions fréquentes
Puis-je expulser moi-même un locataire qui ne paie pas ?
Non. Toute expulsion sans décision de justice est illégale. Vous devez suivre la procédure judiciaire, du commandement de payer au jugement, avant l’intervention d’un commissaire de justice.
Quand déclarer l’impayé à mon assurance ?
Dès que le retard atteint le seuil prévu au contrat, souvent un à deux mois. Respecter ce délai conditionne votre indemnisation.
La GLI couvre-t-elle les frais d’avocat et d’huissier ?
Oui, la plupart des contrats incluent la prise en charge des frais de procédure et une protection juridique, en plus du remboursement des loyers.
Mon locataire peut-il bénéficier d’aides pour régulariser ?
Oui : le FSL, les aides Action Logement ou CAF et l’accompagnement de l’ADIL peuvent l’aider à apurer sa dette et éviter l’expulsion.
Que faire sans garantie loyer impayé ?
Vous menez la procédure à vos frais et avancez la perte de loyers. Vous pouvez toujours souscrire une GLI pour vos futures locations afin de ne plus subir ce risque.
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