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L’essentiel à retenir : Assurance voiture électrique
depuis 2025, assurer une voiture électrique coûte plus cher qu’une thermique. Le baromètre Assurland relève 818 € de prime moyenne pour un véhicule électrique, contre 753 € pour une essence et 735 € pour un diesel. Trois causes se cumulent. La fin de l’avantage fiscal sur la TSCA, des réparations plus chères de 11 %, et un bris de glace 28 % plus cher à cause des capteurs pare-brise. Le contrat, lui, doit couvrir trois choses qu’un contrat classique ignore : la batterie, le câble de recharge et le remorquage batterie vide.
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Quelle prime moyenne le baromètre Assurland relève-t-il pour une électrique ?
Pendant quatre ans, l’argument était imparable : la voiture électrique coûtait moins cher à assurer. Ce n’est plus vrai. Le rapport s’est inversé en 2025, et la plupart des conducteurs l’ont découvert sur leur avis d’échéance sans comprendre pourquoi. Voici l’explication, et ce qu’il reste comme marges de manœuvre.
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Le renversement de 2025, chiffres à l’appui
Le constat est net et il est chiffré. L’électrique est passé devant, et l’écart n’est pas symbolique.
« En 2025, la prime moyenne s’établit à 818 euros pour un véhicule électrique, contre 753 euros pour l’essence et 735 euros pour le diesel. »
Baromètre Assurland.com publié en février 2026, relayé par Boursorama.

| Motorisation | Prime moyenne 2025 | Écart avec l’électrique | Évolution sur deux ans |
|---|---|---|---|
| Électrique | 818 € | référence | +45 %, contre 565 € en 2023 |
| Essence | 753 € | 65 € de moins | +18 % |
| Diesel | 735 € | 83 € de moins | +18 % |
Source : baromètre Assurland.com, février 2026.
Retenez surtout la dernière colonne. Ce n’est pas l’écart de prix qui compte, c’est la vitesse. Quarante-cinq pour cent en deux ans sur l’électrique, dix-huit sur le thermique. Un conducteur qui a souscrit en 2023 et qui n’a jamais renégocié subit tout cet écart d’un coup.
Trois causes, dont une purement fiscale
La hausse n’a rien de mystérieux. Elle s’explique par trois mécanismes qui se sont additionnés, et le premier n’a rien à voir avec le risque.
La loi de finances pour 2021 avait exonéré de taxe sur les conventions d’assurance les véhicules cent pour cent électriques. Cet avantage a été réduit, puis il s’est éteint. Un véhicule immatriculé en 2024 a pu conserver une exonération partielle pendant vingt-quatre mois, pas au-delà.
Conséquence : une partie de la hausse que vous subissez n’est pas une hausse de tarif. C’est une taxe qui réapparaît. Elle se lit sur la ligne taxes de votre avis d’échéance, pas sur la cotisation.
Les deux autres causes tiennent au coût de la réparation. Un véhicule électrique se répare en moyenne 11 % plus cher qu’un thermique équivalent. Et le poste bris de glace explose : 28 % supplémentaires, parce que le pare-brise embarque les capteurs des aides à la conduite et qu’il faut les recalibrer après chaque remplacement.
Les véhicules électriques récents concentrent caméras et radars derrière le pare-brise. Un simple impact impose donc le remplacement de la vitre, puis un recalibrage en atelier agréé. La main-d’œuvre pèse alors autant que la pièce.
Vérifiez la franchise bris de glace de votre contrat avant de signer. C’est le poste sur lequel les écarts entre assureurs sont les plus violents.
Ce qu’un contrat électrique doit couvrir en plus
L’obligation légale, elle, ne change pas d’un iota. Électrique ou thermique, le socle est le même.
« Toute personne physique ou toute personne morale autre que l’État, dont la responsabilité civile peut être engagée en raison de dommages subis par des tiers résultant d’atteintes aux personnes ou aux biens dans la réalisation desquels un véhicule est impliqué, doit, pour faire circuler lesdits véhicules, être couverte par une assurance garantissant cette responsabilité. »
Article L. 211-1 du code des assurances, Légifrance, consulté en septembre 2026.
Tout le reste se négocie, et c’est là que le contrat électrique se distingue. Un contrat auto classique appliqué à un véhicule électrique laisse trois trous. Aucun n’est théorique.
| Garantie | Ce qu’elle couvre | Ce qui arrive sans elle |
|---|---|---|
| Batterie de traction | Dommages accidentels, incendie, vol | Le poste le plus cher du véhicule reste à votre charge |
| Câble et accessoires de recharge | Vol et détérioration du câble, de la prise mobile | Rachat intégral, plusieurs centaines d’euros |
| Assistance batterie vide | Remorquage jusqu’à une borne ou un garage | La panne sèche électrique n’est pas toujours assimilée à une panne |
| Borne murale à domicile | Souvent du ressort de l’habitation, pas de l’auto | Un angle mort entre deux contrats |
Source : garanties spécifiques observées sur les contrats auto véhicules électriques du marché français, 2026.
Le point sur l’assistance mérite une attention particulière. Certains contrats excluent encore la panne d’énergie, héritage des contrats thermiques où la panne sèche relevait de la négligence. Sur un électrique, faites confirmer par écrit que le remorquage vers une borne est bien prévu.
Pour la borne installée chez vous, le sujet déborde du contrat auto. Nous l’avons traité à part dans notre guide de l’assurance d’une borne de recharge, côté installateur comme côté particulier.
Votre contrat couvre-t-il vraiment la batterie ?
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Batterie achetée ou louée : qui assure quoi
C’est la question qui revient à chaque rendez-vous, et la réponse dépend d’une seule chose : à qui appartient la batterie.

Si la batterie est comprise dans l’achat, elle fait partie du véhicule. Elle est donc couverte comme le reste, à condition d’être en formule tous risques. Au tiers, un choc qui détruit la batterie ne donne lieu à aucune indemnité.
Si la batterie est louée, formule encore répandue sur certains modèles, le loueur en reste propriétaire et l’assure le plus souvent lui-même. Attention toutefois : votre responsabilité envers lui demeure. Lisez le contrat de location avant de conclure que vous n’avez rien à faire.
« La batterie de traction est-elle couverte au même plafond que le véhicule, et quelle vétusté appliquez-vous en cas de remplacement ? » La vétusté est le vrai sujet. Une batterie indemnisée avec un abattement de moitié après quelques années laisse un reste à charge considérable.
Demandez la réponse par écrit. Une réponse orale ne vaut rien au moment du sinistre.
Les leviers qui font vraiment baisser la prime
Face à une hausse dont une partie est fiscale, tout n’est pas perdu. Quatre leviers fonctionnent, et deux seulement dépendent de vous.
- Faire jouer la résiliation à tout moment, ouverte après un an de contrat, et remettre votre profil en concurrence.
- Ajuster la franchise bris de glace, poste le plus inflationniste sur un véhicule électrique.
- Déclarer honnêtement un kilométrage annuel réel, souvent surestimé par les conducteurs qui rechargent à domicile.
- Vérifier que vous ne payez pas deux fois la borne, une fois en auto et une fois en habitation.
Le premier levier est le plus rentable et le plus négligé. Un contrat souscrit en 2023, jamais renégocié, porte aujourd’hui toute la hausse du marché sans qu’aucune remise à plat n’ait eu lieu. Les règles du changement d’assureur sont détaillées dans notre guide de l’assurance auto.
Faut-il renoncer à l’électrique pour autant ?
Non, et il faut le dire clairement. Une prime supérieure de 65 € par an ne renverse pas l’équation économique d’un véhicule électrique, dont l’écart se joue surtout sur l’énergie et l’entretien.
Mon avis, après avoir traité plusieurs dossiers de ce type : le problème n’est pas le surcoût, c’est la surprise. Un conducteur prévenu arbitre. Un conducteur surpris subit et se braque contre son assureur, souvent à tort, parce qu’une partie de la hausse ne vient même pas de lui.
Cabinet indépendant multi-compagnies installé en métropole rennaise, nous lisons votre avis d’échéance ligne à ligne. Nous séparons ce qui relève de la taxe et ce qui relève du tarif. Puis nous remettons votre profil en concurrence, à garanties identiques. Nous accompagnons les conducteurs de Rennes, d’Ille-et-Vilaine et de toute la Bretagne.
L’essentiel à retenir :
- L’électrique est passé devant le thermique en 2025 : 818 € contre 753 € pour l’essence.
- La vitesse compte plus que l’écart : +45 % en deux ans, contre +18 % pour les thermiques.
- Une partie de la hausse est une taxe qui réapparaît, pas une décision de votre assureur.
- Trois garanties manquent souvent : batterie, câble de recharge et remorquage batterie vide.
- La vétusté appliquée à la batterie est la clause à faire préciser par écrit avant de signer.
Si votre permis est récent, notre guide de l’assurance jeune conducteur s’applique aussi à l’électrique. Le socle du contrat, lui, reste celui décrit dans notre guide de l’assurance auto.
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Questions fréquentes
Assurer une voiture électrique coûte-t-il plus cher qu’une thermique ?
Oui depuis 2025. Le baromètre Assurland relève 818 € de prime moyenne pour un électrique, contre 753 € pour une essence et 735 € pour un diesel. L’écart s’est inversé : en 2023, l’électrique était encore moins cher.
Pourquoi ma prime a-t-elle autant augmenté ?
Trois causes se cumulent. D’abord la fin de l’exonération de taxe sur les conventions d’assurance dont bénéficiaient les électriques. Ensuite des coûts de réparation supérieurs de 11 %. Enfin un poste bris de glace en hausse de 28 %, à cause du recalibrage des capteurs pare-brise.
La batterie est-elle couverte par l’assurance auto ?
Si elle est comprise dans l’achat, elle fait partie du véhicule et suit sa couverture, donc uniquement en tous risques pour les dommages. Si elle est louée, le loueur en reste propriétaire et l’assure le plus souvent lui-même, mais votre responsabilité envers lui subsiste.
Le câble de recharge est-il assuré contre le vol ?
Pas toujours. Le câble et les accessoires de recharge doivent figurer noir sur blanc dans la garantie vol. À défaut, leur rachat reste à votre charge, pour plusieurs centaines d’euros.
Que se passe-t-il si je tombe en panne de batterie ?
Cela dépend de votre garantie assistance. Certains contrats excluent encore la panne d’énergie, par héritage des contrats thermiques. Faites confirmer par écrit que le remorquage vers une borne de recharge est bien prévu.
Puis-je changer d’assurance si ma prime a trop augmenté ?
Oui, à tout moment après un an de contrat, sans frais ni motif à fournir. C’est le levier le plus efficace face à une hausse, et le plus négligé. Votre nouvel assureur se charge de la résiliation pour éviter toute rupture de couverture.
Faut-il renoncer à l’électrique à cause de l’assurance ?
Non. Un surcoût de 65 € par an ne renverse pas l’équation économique d’un véhicule électrique, qui se joue surtout sur l’énergie et l’entretien. Le problème n’est pas le surcoût, c’est de le découvrir sans avoir été prévenu.
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