Prévoyance auto-entrepreneur : ce que la CPAM verse et ce qu’il faut combler

  • 20 septembre 2026
  • Thomas Deguilhaume
  • 21 min read

Publié le ·Mis à jour le

L’essentiel à retenir : Prévoyance auto-entrepreneur

en micro-entreprise, l’indemnité journalière de la CPAM se calcule sur le chiffre d’affaires après abattement et plafonne à 65,84 € par jour en 2026. Sous 4 582 € de revenu annuel moyen, elle tombe à zéro. La prévoyance auto-entrepreneur comble cet écart pour 25 à 55 € par mois à la trentaine, sans déduction Madelin en régime micro. Ce guide donne les seuils de chiffre d’affaires par activité, la méthode de calcul et les prix observés par notre cabinet à Rennes. Demandez votre étude gratuite.
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Question 1 sur 3

Sur quelle base la CPAM calcule-t-elle l'indemnité journalière d'un micro-entrepreneur ?

En micro-entreprise, votre protection sociale se calcule sur un revenu que vous ne voyez jamais : le chiffre d’affaires après abattement forfaitaire. Le jour où vous ne pouvez plus travailler, la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) applique cette formule, et elle ignore vos charges réelles. Le loyer, le crédit de la camionnette et les cotisations URSSAF du trimestre précédent continuent de tomber. La question utile n’est pas « ai-je besoin d’une prévoyance », mais « combien me manquera-t-il par mois d’arrêt ».

Combien la CPAM vous verserait-elle demain ?

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Prévoyance auto-entrepreneur : ce que la CPAM verse vraiment en 2026

Un micro-entrepreneur en arrêt de travail perçoit de la CPAM, après trois jours de carence, 1/730e de son revenu annuel moyen des trois dernières années. Plafond 2026 : 65,84 € bruts par jour. Ce revenu n’est pas le chiffre d’affaires : c’est le chiffre d’affaires diminué de l’abattement forfaitaire de l’activité. Tout le reste relève de la prévoyance auto-entrepreneur, un contrat que vous choisissez et payez vous-même, au prix net puisque le régime micro n’ouvre aucune déduction.

Définition : prévoyance auto-entrepreneur

Contrat d’assurance individuel qui verse au micro-entrepreneur un revenu de remplacement en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Il complète les prestations du régime des artisans, commerçants et libéraux non réglementés décrit par l’Assurance maladie. Ces montants suivent le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), fixé à 48 060 € en 2026. Depuis 2018, le micro-entrepreneur en profession libérale non réglementée relève du même régime.

« Le revenu annuel correspond au chiffre d’affaires annuel diminué de l’abattement forfaitaire (71 % pour les activités de BIC Vente, 50 % pour BIC Prestations et 34 % pour BNC). »

Assurance maladie, page « Arrêt de travail pour maladie : les indemnités journalières de l’artisan/commerçant », rubrique auto-entrepreneur, 2026.

Voici ce que donne cette formule pour trois micro-entrepreneurs facturant chacun 3 000 € par mois, soit 36 000 € de chiffre d’affaires annuel.

ActivitéAbattementRevenu retenu par la CPAMIndemnité journalièrePar mois d’arrêt
Achat-revente (BIC vente)71 %10 440 €14,30 €429 €
Prestations de services artisanales ou commerciales (BIC)50 %18 000 €24,66 €740 €
Activité libérale non réglementée (BNC)34 %23 760 €32,55 €976 €
Plafond, tous statutsRevenu retenu de 48 060 € et plus48 060 €65,84 €1 975 €

Source : Assurance maladie, barème au 1er janvier 2026 ; calcul du cabinet sur 36 000 € de chiffre d’affaires, indemnité arrondie, 30 jours par mois.

Pour 3 000 € facturés chaque mois, le régime de base rend entre 429 € et 976 € par mois d’arrêt. C’est l’écart que la prévoyance auto-entrepreneur doit combler, et il est plus large que celui d’un artisan au régime réel, dont le revenu retenu est le bénéfice réel.

Attention aux douze premiers mois

La CPAM exige douze mois d’affiliation continue avant tout versement, et calcule sur le revenu des trois dernières années civiles. Un micro-entrepreneur qui démarre n’a droit à rien la première année, puis à une indemnité calculée sur une année de lancement souvent faible. Le contrat privé est le seul filet pendant cette période, et il faut le souscrire avant le premier arrêt, pas après.

Le seuil de chiffre d’affaires sous lequel vous ne touchez rien

Un micro-entrepreneur dont le revenu annuel moyen après abattement est inférieur à 4 582 € ne perçoit aucune indemnité journalière de la CPAM. Pas une indemnité réduite : zéro. Ce seuil vaut 10 % de la moyenne des plafonds annuels de la Sécurité sociale des trois dernières années, et il s’applique aux arrêts débutant en 2026. Converti en chiffre d’affaires, il donne des montants très différents selon l’activité.

ActivitéAbattementChiffre d’affaires annuel moyen sous lequel l’indemnité est nulle
Achat-revente71 %15 800 €
Prestations de services artisanales et commerciales50 %9 164 €
Activité libérale non réglementée34 %6 942 €

Source : Assurance maladie, seuil de 4 582 € pour un arrêt débutant en 2026 ; conversion par le cabinet selon l’abattement de chaque activité.

Un revendeur qui réalise 15 000 € de chiffre d’affaires par an, ou une consultante en activité complémentaire à 6 500 €, se trouvent sous le seuil. Ils cotisent, mais un arrêt ne leur rapporte rien. Le même seuil conditionne le capital décès. Il faut avoir cotisé sur un revenu moyen au moins égal à 10 % du PASS moyen pour que les proches touchent les 9 612 € du régime, soit 20 % du PASS 2026. En dessous, ni indemnité, ni capital.

Prévoyance auto-entrepreneur : un artisan plombier micro-entrepreneur assis à l'arrière de sa camionnette consulte son téléphone

Calculer votre trou de revenu à partir du chiffre d’affaires

Votre trou de revenu est la différence entre ce que vous devez payer chaque mois et ce que la CPAM vous verserait en arrêt. En micro-entreprise, il se calcule à partir du chiffre d’affaires, en quatre étapes.

La méthode en quatre étapes
  • Additionnez vos charges incompressibles : personnelles (loyer ou crédit, alimentation, énergie) et professionnelles qui continuent sans vous (leasing du véhicule, abonnements, local, cotisations URSSAF du trimestre précédent).
  • Calculez votre revenu retenu : chiffre d’affaires annuel moyen des trois dernières années, moins l’abattement de votre activité (71, 50 ou 34 %).
  • Calculez l’indemnité CPAM : revenu retenu divisé par 730, plafonné à 65,84 €, multiplié par 30. Zéro si le revenu retenu est inférieur à 4 582 €.
  • Soustrayez. Le résultat est le montant mensuel à garantir, converti en indemnité journalière à souscrire.

Exemple avec un plombier micro-entrepreneur à Bruz, 60 000 € de chiffre d’affaires, prestations de services. Revenu retenu : 30 000 €. Indemnité CPAM : 41,10 € par jour, 1 233 € par mois. Charges personnelles et professionnelles : 3 100 €. Trou mensuel : 1 867 €. Sur un arrêt de quatre mois, 7 468 € à trouver. Un contrat calibré à 65 € par jour en complément l’aurait comblé.

« L’indemnité journalière que vous recevrez pendant votre arrêt de travail est égale à 1/730e de votre revenu d’activité annuel moyen (Raam). »

Assurance maladie, page « Arrêt de travail pour maladie : les indemnités journalières de l’artisan/commerçant », 2026.

Cet exercice prend un quart d’heure avec vos trois dernières déclarations de chiffre d’affaires. C’est la première chose que nous faisons au cabinet avec chaque micro-entrepreneur, avant de parler d’assureur. Un devis établi sans ce calcul est un devis établi au hasard.

Chez Monsieur Courtier, on compare pour vous

Cabinet de courtage indépendant installé en métropole rennaise, nous interrogeons plusieurs compagnies sur le même cahier des charges. Franchises, barèmes d’invalidité et exclusions sont confrontés avant toute recommandation. Vous gardez le choix, nous portons la comparaison.

Les garanties utiles d’une prévoyance auto-entrepreneur

Une prévoyance auto-entrepreneur repose sur trois garanties, parfois quatre. Les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, la rente d’invalidité, le capital décès, et pour ceux qui ont un local ou du matériel en leasing, la prise en charge des frais généraux. Pour la plupart des micro-entrepreneurs, les indemnités journalières représentent l’essentiel du besoin et de la cotisation.

Les indemnités journalières

Somme fixe versée par jour d’arrêt, après la franchise choisie, jusqu’à 1 095 jours dans les bons contrats. Le montant se fixe à partir du trou de revenu calculé plus haut, pas à partir du chiffre d’affaires. Beaucoup de micro-entrepreneurs se sur-assurent en garantissant leur chiffre d’affaires, alors que leurs charges réelles sont bien plus basses.

La rente d’invalidité

Elle prend le relais quand l’incapacité devient durable et se verse jusqu’à la retraite. Le régime de base verse une pension d’invalidité totale comprise entre 747 € et 2 002,50 € par mois en 2026, calculée sur le revenu retenu après abattement. Pour un micro-entrepreneur, elle se situe presque toujours près du plancher. Le barème du contrat privé, professionnel ou fonctionnel, fait la différence.

Le capital décès

Le régime verse 9 612 € aux proches d’un indépendant en activité en 2026, plus 2 403 € par enfant, à condition d’avoir cotisé au-dessus du seuil de 10 % du PASS. Mis en face d’un crédit immobilier ou de deux enfants scolarisés, ce montant est une participation aux obsèques, pas une protection. Un capital privé de deux à quatre années de revenu s’impose dès qu’un foyer dépend de votre activité. Conditions du capital décès sur ameli.fr.

Les frais généraux

Garantie qui rembourse les charges fixes de l’activité pendant l’arrêt : loyer d’un local, leasing d’un véhicule ou d’une machine, abonnements. Utile pour un artisan avec camionnette et local, superflue pour un consultant qui travaille de chez lui. Ne la prenez que si vos charges professionnelles fixes dépassent 500 € par mois.

Les clauses qui décident de la qualité du contrat

Deux contrats de prévoyance auto-entrepreneur affichés au même prix peuvent verser du simple au double lors d’un sinistre. La différence tient à cinq clauses, rarement mises en avant dans les plaquettes et toujours présentes dans les conditions générales.

ClauseCe qu’il faut viserLe piège
Franchise15 ou 30 jours en maladie, 0 ou 3 jours en accident et hospitalisationUne franchise de 90 jours divise la cotisation par deux mais laisse trois mois sans rien, la durée la plus fréquente des arrêts
Mode d’indemnisationForfaitaire : le montant fixé à la souscription est versé quel que soit le chiffre d’affaires au moment du sinistreIndemnitaire : l’assureur réclame vos déclarations URSSAF et réduit l’indemnité si le chiffre d’affaires a baissé, précisément dans les mois qui précèdent un arrêt
Barème d’invaliditéBarème professionnel, qui mesure l’incapacité à exercer votre métierBarème fonctionnel : un coiffeur à domicile avec une épaule abîmée peut n’être reconnu qu’à 15 %, sous le seuil
ExclusionsAffections du dos et troubles psychiques couverts, au moins avec hospitalisationExclusion pure des affections disco-vertébrales et des états dépressifs, deux premières causes d’arrêt long chez les indépendants
Justificatifs de revenuContrat qui accepte les déclarations de chiffre d’affaires URSSAF comme preuve d’activitéContrat rédigé pour les TNS au réel, qui exige un bilan ou une liasse fiscale que le micro-entrepreneur n’a pas

Source : grilles d’analyse des conditions générales utilisées par le cabinet Monsieur Courtier, contrats relus en 2026.

Le conseil de Monsieur Courtier

Lisez la définition de l’invalidité avant le prix, et vérifiez que le contrat prévoit bien le cas du micro-entrepreneur pour les justificatifs. Si vous facturez aussi des prestations sous responsabilité, la prévoyance ne remplace pas la RC Pro de l’auto-entrepreneur : l’une protège votre revenu, l’autre votre patrimoine face aux tiers.

Combien coûte une prévoyance auto-entrepreneur

Une prévoyance auto-entrepreneur coûte entre 25 et 55 € par mois entre 25 et 35 ans pour une activité de services. Ce tarif couvre 40 à 60 € d’indemnité journalière et 50 000 € de capital décès, sur les devis que nous relevons en 2026. Comptez 55 à 110 € entre 35 et 45 ans avec l’invalidité et 100 000 € de capital, et 110 à 240 € au-delà de 45 ans sur des garanties complètes. Les activités manuelles ou à risque subissent une majoration de 20 à 40 %.

ProfilGarantiesFranchise maladieCotisation mensuelle observée
Graphiste, 30 ans, chiffre d’affaires 36 000 €IJ 50 €/jour, capital décès 50 000 €30 jours25 à 45 €
Consultante, 38 ans, 55 000 €IJ 80 €/jour, invalidité barème pro, capital 100 000 €30 jours55 à 85 €
Plombier, 41 ans, 60 000 €, camionnette en leasingIJ 65 €/jour, frais généraux 600 €/mois, capital 100 000 €15 jours85 à 130 €
Coach sportif, 48 ans, 42 000 €IJ 70 €/jour, invalidité, capital 120 000 €15 jours120 à 190 €

Fourchettes indicatives relevées sur les devis établis par le cabinet en Ille-et-Vilaine, premier semestre 2026. Le tarif définitif dépend du questionnaire de santé.

Deux remarques. La cotisation se paie au prix net, sans déduction, ce qui rend le calibrage plus important encore : chaque euro de garantie superflue est perdu. Et l’âge compte deux fois, par le tarif et par le questionnaire médical. Souscrire à 30 ans avec un dos intact coûte moins cher que souscrire à 45 ans avec une hernie discale déclarée, qui sera exclue.

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Loi Madelin : pourquoi le régime micro en est exclu

La déduction Madelin ne s’applique pas au micro-entrepreneur. Le régime micro-social calcule vos cotisations et votre impôt sur le chiffre d’affaires après un abattement forfaitaire, réputé couvrir l’ensemble de vos charges. Aucune charge réelle ne peut s’y ajouter, la prévoyance pas plus qu’une autre. Vous payez donc votre contrat au prix net, sans économie d’impôt.

La déduction devient accessible le jour où vous quittez le régime micro pour le régime réel, en entreprise individuelle ou en société. Les cotisations de prévoyance sont alors déductibles du bénéfice imposable. La limite : 3,75 % du bénéfice majorés de 7 % du PASS, sans dépasser 3 % de huit PASS, soit 11 534,40 € en 2026. Le passage au réel mérite d’être calculé dès que vos charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire. Le détail et un simulateur figurent dans notre article sur le plafond Madelin 2026.

Ce que dit l’URSSAF

Le micro-entrepreneur relève du régime micro-social : un pourcentage forfaitaire du chiffre d’affaires encaissé, sans régularisation ni cotisation minimale. Ses droits maladie, invalidité et décès sont ceux des artisans et commerçants, calculés sur le revenu après abattement. Le détail figure sur la page droits santé des indépendants de l’URSSAF.

Activité complémentaire, démarrage, passage au réel : les cas particuliers

Le besoin de prévoyance auto-entrepreneur existe dans toutes les situations. Le point de départ diffère selon que la micro-entreprise est votre seule activité ou non. Trois cas reviennent dans la majorité des dossiers reçus au cabinet.

Micro-entreprise en complément d’un emploi salarié

Un salarié qui exerce en micro le soir ou le week-end est indemnisé par son régime salarié, sur la base de son salaire uniquement. Le chiffre d’affaires de la micro-entreprise ne compte pas. Si cette activité représente 800 € par mois de revenu net, c’est ce montant qu’un contrat privé doit couvrir, avec une franchise longue puisque le salaire continue. Cotisation observée : 15 à 30 € par mois.

Première année d’activité

Pendant les douze premiers mois, la CPAM ne verse rien, faute d’affiliation suffisante. C’est la période où le contrat privé porte 100 % du besoin. La bonne pratique consiste à souscrire dès l’immatriculation, avec une indemnité modeste, puis à la relever quand le chiffre d’affaires se stabilise. Notre guide de la prévoyance freelance détaille ce calibrage progressif.

Sortie du régime micro

Au-delà des plafonds de chiffre d’affaires, ou par choix, le passage au régime réel change deux choses. L’indemnité CPAM se calcule sur le bénéfice réel, et la prévoyance devient déductible en loi Madelin. Le contrat souscrit en micro reste valable, il suffit de demander l’avenant Madelin à l’assureur. La logique générale est celle de notre guide de la prévoyance TNS.

Cas pratique

La situation. Camille, 34 ans, graphiste micro-entrepreneuse à Rennes, facture 2 800 € par mois en BNC, soit 33 600 € par an, sans contrat de prévoyance. Charges personnelles : 1 900 € par mois.

Le sinistre. Une hernie discale l’immobilise quatre mois. Revenu retenu par la CPAM : 22 176 € après abattement de 34 %. Indemnité : 30,38 € par jour à partir du 4e jour, soit 3 554 € sur la période, contre 11 200 € de chiffre d’affaires perdu.

Le dénouement. Elle vide son livret A et reporte deux loyers. Un contrat à 38 € par mois, franchise 30 jours, 55 € par jour, aurait versé 4 950 € et comblé l’écart avec ses charges. Elle a souscrit à la reprise, avec une exclusion sur le rachis lombaire pendant deux ans.

Souscrire à Rennes : la méthode du cabinet

Souscrire une prévoyance auto-entrepreneur prend deux à trois semaines entre le premier échange et la prise d’effet, le questionnaire médical étant l’étape la plus longue. Voici comment nous procédons au cabinet, installé à La Mézière au nord de Rennes, pour les micro-entrepreneurs d’Ille-et-Vilaine et de toute la Bretagne.

Premier rendez-vous, trente minutes, en visio ou au bureau. Nous établissons le trou de revenu à partir de vos déclarations de chiffre d’affaires et de vos charges. Nous fixons trois paramètres : l’indemnité journalière, la franchise et le capital décès. Puis nous interrogeons plusieurs compagnies sur ce cahier des charges unique, en écartant celles dont les conditions générales ne prévoient pas le micro-entrepreneur.

Courtier en prévoyance auto-entrepreneur à Rennes calculant le trou de revenu avec un jeune micro-entrepreneur

Second rendez-vous : lecture commentée de deux ou trois propositions. Nous pointons le mode d’indemnisation, le barème d’invalidité et les exclusions. Vous choisissez. Nous montons le dossier, questionnaire de santé compris, et suivons la décision de l’assureur. En cas de surprime ou d’exclusion, nous négocions ou changeons de compagnie.

Dernier point : un contrat se relit chaque année en micro-entreprise, parce que le chiffre d’affaires bouge vite. Une indemnité calibrée sur 1 500 € de charges à 28 ans ne protège plus le même foyer à 34, avec un crédit et un enfant. La relecture prend dix minutes et se fait sur simple envoi de vos dernières déclarations.

Notre accompagnement prévoyance des micro-entrepreneurs

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  • Calcul du trou de revenu sur vos déclarations URSSAF, barèmes 2026
  • Comparaison de plusieurs compagnies dont les contrats acceptent le régime micro
  • Relecture des conditions générales, barème et exclusions en premier
  • Suivi du questionnaire médical et révision annuelle du contrat

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Questions fréquentes

Un auto-entrepreneur touche-t-il des indemnités journalières en arrêt de travail ?

Oui, sous conditions. Il faut douze mois d’affiliation et un revenu annuel moyen, après abattement forfaitaire, d’au moins 4 582 € pour un arrêt débutant en 2026. L’indemnité vaut alors 1/730e de ce revenu, plafonnée à 65,84 € bruts par jour, versée à partir du 4e jour. Un prestataire qui facture 3 000 € par mois touche environ 24,66 € par jour.

Pourquoi mon indemnité est-elle si faible par rapport à mon chiffre d’affaires ?

Parce que la CPAM ne retient pas le chiffre d’affaires mais le revenu après abattement forfaitaire : 29 % du chiffre d’affaires en achat-revente, 50 % en prestations de services, 66 % en activité libérale. Un revendeur à 36 000 € de chiffre d’affaires est indemnisé sur 10 440 €, soit 14,30 € par jour.

Combien coûte une prévoyance auto-entrepreneur par mois ?

Entre 25 et 55 € par mois à la trentaine pour une activité de services, avec 40 à 60 € d’indemnité journalière et 50 000 € de capital décès. Ce sont les devis relevés par le cabinet en 2026. Comptez 55 à 110 € entre 35 et 45 ans, 110 à 240 € au-delà. Les métiers manuels ou à risque paient 20 à 40 % de plus.

La prévoyance est-elle déductible en micro-entreprise ?

Non. Le régime micro-social applique un abattement forfaitaire qui est réputé couvrir toutes les charges, prévoyance comprise. Aucune déduction Madelin n’est possible. Elle ne le devient qu’au régime réel, en entreprise individuelle ou en société, dans la limite de 11 534,40 € par an en 2026.

Quel montant d’indemnité journalière souscrire ?

Celui qui comble votre trou de revenu : charges mensuelles personnelles et professionnelles, moins l’indemnité CPAM calculée sur le revenu après abattement, divisé par 30. Pour 3 100 € de charges et 1 233 € d’indemnité, le besoin est d’environ 62 € par jour. Inutile de garantir le chiffre d’affaires entier.

Puis-je souscrire avec un problème de santé ou après 55 ans ?

Oui dans la plupart des cas. L’assureur peut appliquer une surprime, exclure la pathologie déclarée ou en limiter la durée de couverture. Après 55 ans, les tarifs montent et certains contrats plafonnent la durée d’indemnisation. Interroger plusieurs compagnies, dont les politiques médicales diffèrent, améliore souvent les conditions.

Quand faut-il revoir son contrat ?

Chaque année en micro-entreprise, parce que le chiffre d’affaires évolue vite, et à chaque événement qui change le besoin : crédit immobilier, naissance, leasing d’un véhicule, passage au régime réel. La révision se fait sur envoi des dernières déclarations de chiffre d’affaires et permet de relever ou de baisser l’indemnité garantie.

Thomas Deguilhaume, courtier en assurances de personnes à Rennes, spécialiste mutuelle et prévoyance
Thomas Deguilhaume

Courtier en assurances de personnes : mutuelle, prévoyance et protection sociale

Associé gérant du cabinet Monsieur Courtier à Rennes et La Mézière, Thomas accompagne les indépendants, dirigeants et professions libérales dans la construction de leur protection sociale. Son approche multi-compagnies et indépendante repose sur un calcul préalable du besoin, puis une comparaison des contrats clause par clause. Cabinet inscrit à l’ORIAS sous le n° 24005258.